Par ces temps de crise ou l’accès à l’emploi est de plus en plus difficile et concurrentiel, mettre toutes les chances de son côté est une obligation. Dans mes balades sur le web, j’ai déniché une ressource intéressant sur l’entretien d’embauche que je voudrais partager avec vous. Le savoir est une énergie de notre temps, le pétrole de notre conduite dixit Bernard Tapie .
Bonne lecture et bonne chance à nous tous
LE PREALABLE A L’ENTRETIEN
Apprendre a mieux se connaitre
Utilisez le regard des autres
L’analyse objective d’une personnalité n’est pas chose facile. Quand il s’agit de soi-même, l’exercice devient des plus délicats. L’important est moins ce que vous pensez de vous que ce que les autres perçoivent de vous.
Pour approcher cette réalité-là, le plus simple et le plus fiable n’est-il pas d’utiliser ce regard extérieur ? Celui d’un parent, d’amis, de camarades de promotion, etc. Profitez de vos contacts professionnels, à la fin d’un entretien d’embauche, par exemple. N’hésitez pas à demander aux autres comment ils vous ressentent.
Beaucoup voudront rester prudents mais encouragez-les à vous rendre ce service. Prenez bonne note de ce qui vous est reflété et examinez comment vous pouvez faire évoluer les traits qui desservent votre recherche d’emploi.
Dégager vos forces et faiblesses
S’il n’y avait qu’une raison pour vous embaucher, quelle serait-elle ?
Après avoir dégagé tous vos points forts (vie professionnelle, personnalité), commencez à les hiérarchiser, puis distinguez ceux qui vous semblent essentiels de ceux qui vous semblent secondaires ou peu en rapport avec l’idée que vous vous faites déjà de votre projet professionnel.
Mettez-vous dans la peau d’un éventuel employeur et trouvez, si possible, « la » raison unique qui rend votre candidature intéressante.
Car il est important, après ce travail pointilleux, de garder les idées claires. Présenter trop d’atouts tue la force de votre argumentation. Tenez-vous en à l’essentiel. Courir deux lièvres à la fois, c’est le meilleur moyen pour que la chance vous pose un lapin !
Se preparer physiquement
Un détail qui vous a échappé peut gâcher la bonne image que vous voulez donner face au recruteur. La cravate dénouée ? L’haleine fétide ? Un épi dans les cheveux ? Un trou à la chemise ? Les boutons du chemisier décousus ? Le chewing-gum oublié dans la bouche ?
On ne vous demande pas d’être parfait mais au moins de savoir soigner les détails de votre apparence, ne serait-ce que par respect pour votre interlocuteur. Rien de tout cela ne sera consigné dans votre dossier de candidature, mais l’impression générale du recruteur pourrait bien être gâchée par le malheureux détail qui tue. Personne ne vous fera directement le reproche de sentir mauvais de la bouche, mais avoir bonne haleine est simplement une convention sociale admise entre personnes polies. Qui d’autre que vous-même pourra rectifier cet épouvantable détail ?
Une vérification s’impose avant l’entretien et la check-list mentale sur l’apparence doit être faite avant de vous rendre à cet entretien. En cas de doute, une bonne petite pastille s’impose pour la bouche et le passage devant un miroir est obligatoire pour les têtes en l’air.
Faire un bilan de compétence complet pour une candidature efficace
« Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux faire ? Qu’est-ce que je vaux ? » C’est pour répondre à ces trois questions fondamentales que vous allez vous lancer dans l’établissement de votre bilan. Mais méfiez-vous des apparences. Ce n’est pas parce que ces trois questions vous rappellent étrangement un air connu (qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je, etc.), qu’il va s’agir de vous lancer dans l’introspection psychanalytique ou dans la résolution des grandes questions philosophiques qui hantent l’humanité depuis des siècles.
Un bilan personnel c’est beaucoup plus simple que cela. L’objectif essentiel de votre recherche d’emploi est de tenter de satisfaire, au moins partiellement, vos aspirations. Ce que nous vous proposons, c’est donc, grâce à ce bilan, de les préciser ; de cerner vos goûts et vos potentialités sans vous sous-estimer ni vous surestimer…
C’est d’autant plus important que ce travail servira pour composer une candidature efficace. Les recruteurs ne se contenteront pas en effet de la liste de vos diplômes et de vos stages. Ils y chercheront des indices sur votre personnalité et sur ce que vous pourrez apporter à l’entreprise, compte tenu de son contexte humain.
Lors des entretiens d’embauche, les questions portant directement sur qui vous êtes et sur ce que vous aimez ne manqueront pas. Faire son bilan, c’est se donner les moyens d’y répondre concrètement et de marquer des points en prouvant sa détermination.
Ne croyez pas pouvoir faire un travail solide en une heure ou moins. Et surtout s’il s’agit d’une première lettre de motivation !
Il nous paraît normal de consacrer l’équivalent d’un à deux jours, voire davantage, à ce travail. Cela peut vous paraître beaucoup, mais c’est peu par rapport à l’efficacité que vous retirerez de cet état des lieux.
| Listez tout, ne négligez aucun détail Si vous avez participé à l’organisation de telle ou telle manifestation, notez-le. Si au cours de vos études vous avez été responsable du ciné-club, faites de même. Ces deux activités témoigneront de votre esprit d’équipe, de votre sens de l’organisation et de votre goût des responsabilités. |
APPRENDRE A SE VENDRE
Chercher un emploi, c’est avant tout se placer sur le marché du travail. Alors osons la démarche marketing. Une démarche marketing appliquée, toutefois, à vos spécificités en tant que produit : vos caractéristiques ne sont guère élastiques et, à moins de bluffer, votre profil restera le même, qu’il corresponde ou non aux besoins du marché. Constat déterministe ? Incitation au “pipeau” ? Non. Trois fois non : le pipeau, nous le constaterons plus loin, constitue une arme à double tranchant, définitivement peu recommandable dans le cas qui nous préoccupe… le vôtre. Par contre, et c’est tout le but de cette démarche : il va falloir vous présenter sous votre meilleur jour.
Compréhension de la demande et construction de l’offre
C’est tout le travail que vous aurez accompli en amont durant la phase de mise au point de votre CV et de votre projet professionnel. À ce stade, vous devriez avoir clairement identifié les composantes de votre valeur ajoutée et déterminé votre positionnement global. Traduction : vous vous connaissez. Vous savez ce que vous valez et vous connaissez vos domaines d’excellence, les points forts et les points faibles de votre parcours. Surtout, vous aurez évalué les exigences des entreprises et vous saurez donc quels types de postes viser.
Ecoute de la demande
Une fois passé le premier cap (CV retenu, convocation), vous voilà en position d’identifier plus clairement encore les attentes de votre marché d’un jour : celui de l’entreprise que vous allez rencontrer. Vous allez donc pouvoir définir très précisément votre cible et personnaliser votre offre.
Ajustement et positionnement final
Cette ultime phase correspond à la préparation de l’entretien : à ce stade, votre offre de compétences doit se révéler parfaitement ciblée. Il va s’agir de présenter votre meilleur profil à votre interlocuteur en fonction de ce que vous aurez appris de ses besoins et de ses propres caractéristiques.
Soyez concepteur de votre propre pub : minimisez, autant que faire se peut, les points de votre parcours qui ne “cadrent” pas (ou justifiez-les, présentez-les sous un angle nouveau… ), soulignez au contraire les aspects positifs de votre candidature… Préparez votre argumentaire de vente !
Argumentaire de vente
Fort(e) de votre étude de marché et de votre positionnement-produit, vous allez désormais pouvoir soigner la touche finale : l’argumentaire dont votre embauche sera la conséquence logique. But de la manœuvre : démontrer l’adéquation entre les caractéristiques recherchées par l’entreprise et vos propres compétences, vos propres points positifs.
Bien sûr, il est également essentiel de vous préparer à balayer les objections que votre interlocuteur pourra opposer à votre candidature. Au besoin, reprenez votre travail d’introspection préalable : comment justifier ce redoublement ? Cette année sabbatique ? Surtout, pas d’angoisse intempestive si vous constatez que, même en tirant bien, vous ne rentrez pas tout à fait dans le cadre : vous êtes retenu(e) ? Alors votre profil intéresse…
Deux faux amis : le pipeau et la survente
Laissez votre pipeau au vestiaire : un coup de bluff, même “blindé“, ne vous apportera que stress supplémentaire et répit de courte durée : votre interlocuteur est entraîné et vigilant. Vous tomberez à la moindre incohérence. En admettant même que votre “petit” mensonge tienne la route, pensez à la facilité déconcertante avec laquelle il peut être démasqué ( « Vous permettez que j’appelle votre ex-employeur ? Il me confirmera sans aucun doute que vous êtes bien l’inventeur de la parthénogenèse du poulpe… » ). Oubliez.
La survente ( « Je suis entré à la société Parthénopulp en tant que stagiaire. Il ne m’a fallu qu’un mois pour prendre sa direction et organiser la fusion avec la société Octopussy ! » ) ne vous vaudra guère mieux : vous vous décrédibiliserez plus vite que votre ombre et passerez au mieux pour un sympathique mythomane. Oubliez aussi.
L’ENTRETIEN
Prouvez ce que vous avancez
A chaque fois que vous jugez bon de noter un point fort, n’oubliez pas dans le même temps d’écrire la preuve de ce que vous avancez.
Par exemple, vous avez marqué « rigueur ». En face, vous indiquez : « A l’été 2004, j’ai occupé un poste de caissière dans un Prisunic. Je n’ai eu aucune erreur de caisse durant les deux mois de cette activité, ce qui est considéré comme très rare, a fortiori quand il s’agit de jobs d’été d’étudiants ». En agissant de la sorte, non seulement vous serez sûr d’avoir détecté vos véritables points forts, mais en plus vous aurez des arguments à avancer lors des entretiens d’embauche.
Se présenter avec un projet professionnel bien défini
Ne passez jamais d’entretien si vous n’avez pas de projet professionnel précis. L’entretien d’embauche n’est pas l’occasion adéquate pour le construire ou le préciser. Ne sollicitez d’entretien que si vous avez effectué le travail de mise à plat préalable : bilan de vos compétences et construction de votre projet professionnel.
L’erreur à éviter : confondre recruteur et conseiller d’orientation !
Lors d’un entretien d’embauche, le temps est limité et les points à aborder pléthoriques. Il est donc crucial d’aller à l’essentiel pour faire le tour de toutes ces questions. Recruteur et recruté doivent savoir exactement où ils vont. De la même manière qu’il est impensable qu’un recruteur passe une petite annonce dans un journal sans avoir défini le poste et le profil recherché, un recruté ne doit pas chercher du travail sans savoir ce qu’il désire réellement. Vous devez également avoir résolu au préalable des questions qui peuvent sembler annexes, mais qui ont leur importance. Si le recruteur vous demande « Etes-vous prêt à vous déplacer à l’étranger, à travailler le week-end, etc. », vous devez être capable d’y répondre tout de go. Pas question de répondre « J’y réfléchirai et je vous rappellerai ».
Neutraliser ses points faibles
Imaginez que votre interlocuteur détecte l’un de vos points faibles. Quelle attitude adopter ? Vous allez être tenté de nier ce qui peut être une évidence. Est-ce la bonne solution ? Rien n’est moins sûr.
Nier ne servirait pas à grand-chose. La meilleure stratégie reste encore de reconnaître le point faible dans un premier temps, pour mieux le neutraliser dans un second temps. Il y a plusieurs moyens de le faire.
Dites par exemple : « Il est vrai que naturellement je me comporterais de cette manière, mais au fil de mes expériences, j’ai appris à me maîtriser. » Là encore, argumentez. Rappelez-vous des situations dans lesquelles vous avez efficacement surmonté ces faiblesses et laissez entendre qu’aujourd’hui, vous les avez totalement dépassées. Tout être est évolutif et perfectible, le recruteur ne l’ignore pas.
Sachez argumenter
Vous pouvez arguer que ce trait de caractère ne vous a jamais gêné dans votre travail, bien au contraire. Par exemple, vous êtes d’un naturel plutôt timide et vous postulez pour un poste qui touche à la communication. Handicap insurmontable ? Loin de là. Tout le monde sait que les meilleurs acteurs, ceux qui s’expriment le mieux sur scène et donnent le plus d’eux-mêmes sont souvent dans la vie les plus introvertis, les plus silencieux et effacés. Dans ce cas précis, vous pouvez donc expliquer au recruteur que c’est justement parce que vous étiez timide que vous avez été attiré au départ par l’univers de la communication. Vous vouliez surmonter vos difficultés, dépasser vos limites. Limites qui sont d’ailleurs largement dépassées aujourd’hui puisque :
• depuis la classe de seconde, au lycée, vous avez à maintes reprises occupé les fonctions de délégué de classe ;
• lors de votre stage chez Duroc & Durac, vous avez été amené à remplacer l’animateur d’une table ronde et devant la qualité de votre prestation, on vous a confié par la suite l’animation de toutes ces rencontres ;
• lors de vos précédentes expériences professionnelles, on a souvent loué votre aisance dans la prise de parole en public, la clarté de vos exposés, votre capacité à surmonter les conflits, à faire passer un message, etc.
Une fois encore : notez bien ces arguments et ces anecdotes. Ne comptez pas sur votre mémoire pour vous les remémorer le jour J.
Votre attache case
Pas question d’arriver devant le recruteur les mains vides. Vous devez, dans les jours qui précèdent l’entretien, préparer votre panoplie de chasseur de poste avec autant de soin que lorsque vous vérifiez à l’âge de dix ans votre cartable la veille de la rentrée des classes.
Que choisir ? Pochette en cuir, porte-documents, attaché-case, dossier cartonné ? Peu importe ! Le tout est d’avoir autre chose qu’un sac en plastique pour mettre tout ce qui suit
Votre CV
Règle d’or : vous ne devez jamais vous rendre à un entretien d’embauche sans vous munir de votre CV. Cela peut sembler de prime abord superflu, étant donné que vous l’avez déjà envoyé à l’entreprise et que c’est justement pour cela que celle-ci vous a contacté… Certes. Il n’en demeure pas moins que votre interlocuteur peut très bien l’avoir égaré ! Par ailleurs, il est possible (notamment dans le cadre d’une candidature spontanée, procédure beaucoup moins formalisée que la petite annonce) que la personne qui vous reçoit ne l’ait pas eu dans les mains : vous l’avez envoyé à un autre individu qui a jugé votre candidature intéressante et a demandé à cette personne de vous rencontrer. Bref, tous les cas sont possibles. Dans le doute, munissez-vous de plusieurs exemplaires de ce document. Non seulement cela vous fera gagner du temps – ainsi qu’au recruteur (vous n’aurez pas à vous lancer dans une fastidieuse reconstitution de votre carrière) – mais cela vous permettra également de laisser une trace de votre passage.
Un agenda
Indispensable. D’abord parce que cela révèle un tempérament organisé et actif (quelqu’un qui cherche un emploi de manière ultra professionnelle, qui n’est pas « sorti du circuit »). Ensuite, parce qu’il n’est pas impossible que votre interlocuteur vous fixe un autre rendez-vous, la plupart des entreprises recrutant après deux ou trois rencontres.
Un bloc-notes
Pourquoi un bloc-notes ? Pour prendre des notes durant l’entretien évidemment. Cela n’est pas obligatoire, mais cela peut être nécessaire. Vous pouvez par exemple avoir envie de noter certaines informations que le recruteur vous fournit sur l’entreprise ou le poste à pourvoir. Faites-le néanmoins de manière exceptionnelle, il ne faut pas que vous donniez l’impression de fuir le regard de votre interlocuteur en vous rivant sur votre cahier. Cela ne doit pas constituer une échappatoire. Vous pouvez également utiliser ce bloc comme un aide-mémoire. Il vous sert à noter les questions que vous voulez poser au recruteur, les différents points que vous ne voulez pas omettre. Là encore, veillez bien à regarder votre interlocuteur et à ne pas lire votre bloc.
Un agenda
Indispensable. D’abord parce que cela révèle un tempérament organisé et actif (quelqu’un qui cherche un emploi de manière ultra professionnelle, qui n’est pas « sorti du circuit »). Ensuite, parce qu’il n’est pas impossible que votre interlocuteur vous fixe un autre rendez-vous, la plupart des entreprises recrutant après deux ou trois rencontres.
Vos éventuelles réalisations
Certains métiers présentent un avantage considérable : vous pouvez montrer concrètement ce dont vous êtes capable. Le recruteur juge ainsi sur pièces et perçoit d’un seul coup d’œil toute l’étendue de vos talents. C’est notamment le fait d’un grand nombre de professions à caractère artistique (maquettiste, architecte, créateur de mode, dessinateur… ) ou intellectuel (journaliste, rédacteur… ).
Si vous appartenez à l’une de ces professions, vous avez tout intérêt à venir avec votre book, vos articles, vos cassettes audio ou vidéo, prototypes, ou éventuellement rapports de stage. Soignez parfaitement votre book : il doit faire très professionnel et sérieux. Ne lésinez pas sur la présentation, la qualité du classeur ou du dossier. Veillez à ce que vos différentes réalisations soient ordonnées, pour faciliter la lecture. À vous de choisir la logique : soit un ordre chronologique, soit par genre, ou par type de supports. Le book doit être représentatif et paraître « riche » en réalisations. Néanmoins, vous devez opérer un tri, vous n’allez pas louer un camion pour présenter l’étendue de votre savoir-faire.
Le courrier échangé avec l’entreprise
Il n’est pas totalement exclu que votre interlocuteur n’ait plus aucune idée le jour où il vous reçoit de la raison pour laquelle il vous a fixé un rendez-vous. Soit la prise de rendez-vous remonte à trop longtemps, soit il a été chargé de vous recevoir au dernier moment et a été mal « briefé »…Dans tous les cas, il est préférable que vous apportiez avec vous les différents courriers que vous avez pu échanger avec l’entreprise : une photocopie de votre lettre de motivation, bien entendu, et l’éventuelle réponse de l’entreprise.
Vous avez également intérêt à emporter avec vous le texte de l’annonce parue dans la presse, surtout si vous passez un grand nombre d’entretiens et que vous avez tendance à être étourdi. Un dernier coup d’œil vous épargnera toutes les confusions.
Vos « pièces à conviction »
Même si cela n’est pas indispensable, vous pouvez apporter des photocopies de diplômes, des certificats de travail ou vos toutes dernières feuilles de paie. Si le recruteur vous les demande, vous ne serez pas pris au dépourvu. Cette précaution montrera par ailleurs combien vous êtes prévoyant. Dans la grande majorité des cas, vous n’aurez pas à produire ces pièces. Faites-le uniquement si on vous le demande expressément.
Votre photo
« Rares sont les candidats qui pensent à apporter une photographie d’identité le jour de l’entretien. C’est une erreur, car certains recruteurs ont l’habitude de la demander. Cela les aide à se remémorer la prestation du candidat. C’est beaucoup plus parlant que les notes : en voyant la photographie, on se rappelle tout d’un coup les impressions que l’on a eues en le rencontrant », explique un responsable des ressources humaines.
NOS CONSEILS
Aborder un entretien d’embauche sans s’être minutieusement préparé serait suicidaire. A l’inverse, une solide préparation est incontestablement la clé du succès. Pourquoi ? Parce que ce type d’exercice ne laisse aucune place à l’improvisation.
Vous pouvez vous préparer aux questions que le recruteur vous posera. Elles ne varient guère d’une entreprise à une autre, pour la simple et bonne raison que tous les employeurs veulent savoir la même chose : avez-vous les compétences requises pour le poste ? Allez-vous vous investir dans ce travail ? Parviendrez-vous à vous adapter à la culture d’entreprise ? Qu’allez-vous apporter à celle-ci ?
Pour pouvoir répondre à ces questions essentielles, il abordera avec vous plusieurs sujets : votre formation, vos expériences professionnelles, votre personnalité, ainsi que certains aspects de votre vie privée (par exemple si vous êtes marié, si vous avez des enfants, la profession de vos parents, votre enfance ou toute autre question d’ordre privé).
Si vous avez envie de paraître à l’aise, cohérent, et sûr de vous, vous avez tout intérêt à préparer vos réponses avant l’entretien. Cependant, ne vous trompez pas d’objectif. Il ne s’agit pas d’apprendre des réponses par cœur, mais d’avoir réfléchi une première fois à ces questions, afin de ne pas hésiter trop longtemps devant le recruteur et ne pas fournir de réponses erronées. En résumé, il s’agit de se préparer pour pouvoir être à l’aise et pertinent.
Une épreuve, quasi sportive
Ne nous leurrons pas. Un entretien d’embauche est bel et bien une épreuve quasi sportive. Dans le feu de l’action, beaucoup se sentent au mieux de leur forme, s’étonnant presque d’avoir les pensées aussi claires et de s’exprimer avec autant de facilité. Galvanisés par un stress positif et par de bénéfiques poussées d’adrénaline, ils sont capables d’exploits, à l’instar des sportifs. L’épreuve terminée, il n’est d’ailleurs pas rare qu’ils s’effondrent, ressentant une extrême fatigue, d’autant plus surprenante que quelques minutes auparavant ils se seraient jurés capables de courir dix marathons de New York à la suite.
Éprouvant, l’entretien d’embauche l’est assurément. La comparaison avec le domaine de l’exploit sportif doit être poursuivie jusqu’au bout : cet exercice réclame à la fois un solide entraînement, un bon état physique et une alimentation adaptée ( !). Pas question d’arriver au rendez-vous si vous êtes malade, si vous avez le ventre vide, ou si vous traversez une grave dépression nerveuse. Vous devez être en possession de tous vos moyens. Vous en aurez plus que besoin
Apprenez à faire la différence !
Un point crucial pour les jeunes diplômés – et que vous aurez travaillé en amont, lors de l’élaboration de votre CV : réussir à se démarquer ! En effet, diplôme en poche, la plupart des étudiants débarquent sur le marché du travail sans expérience professionnelle prolongée, sans parcours significatif. Le “background” professionnel reste, à ce stade, bien “léger”.
Cultivez votre personnalité
C’est donc votre personnalité – encore et toujours ! – qui va faire la différence. Que les entreprises recherchent en priorité des jeunes diplômés faisant preuve d’adaptabilité ne signifie en rien qu’elles souhaitent intégrer à leur équipe un “clone” lisse et prédéfini. Cultivez vos différences, dans la mesure où elles “cadrent” avec l’entreprise et vous présenterez un surcroît d’intérêt pour votre interlocuteur.
Il va falloir vous y faire : en entrant sur le marché de l’emploi, vous devenez un produit ! Pas de panique : travaillez votre positionnement, trouvez une “niche”. Les recruteurs se plaignent du manque de relief des jeunes diplômés ? Montrez-leur que vous sortez de l’ordinaire. Motivation, leadership, capacité à travailler en équipe, adaptabilité, organisation, confiance en soi, capacité d’analyse, de synthèse, etc. : autant d’aptitudes communes à tous les jeunes diplômés. Vos différences sont à chercher ailleurs. Combien d’étudiants de votre promotion se montrent-ils, par exemple, passionnés par la parthénogenèse du poulpe en Antarctique ? Vous l’aurez compris, tâchez de finaliser, lors de l’entretien, tout le travail effectué, en amont, au cours de l’élaboration de votre bilan, de votre projet professionnel, de votre CV et de votre lettre de motivation.
Mais ne tombez pas dans la démesure
Votre profil vous semble rassurant ? C’est une condition nécessaire, mais pas suffisante. Sortez doucement du moule, vous attirerez l’attention sans heurter. C’est là tout ce que les recruteurs demandent lorsqu’ils réclament : “Etonnez-nous !”
Un candidat préparé et averti en vaut donc au moins deux. Adaptez nos conseils à votre personnalité, et n’appliquez jamais un principe général sans vérifier qu’il vous correspond effectivement et qu’il ne brise pas la cohérence nécessaire de votre “background”. Attention aux dérives : tout est affaire de dosage. Là encore, gardez votre précieux sens de la mesure : pas question d’arriver dans le bureau du recruteur par les toits sous prétexte de vous montrer entreprenant(e) et audacieux (se). Votre remake si soigneusement préparé de Mission : impossible ne fera qu’alerter la sécurité et l’entreprise ne se montrera vraisemblablement guère sensible à tout le panache de votre action d’éclat. Au contraire : une bonne dose de conformisme ne manquera pas de mettre en avant vos différences sur des points essentiels. On doit se souvenir de vous … en bien !
source: http://www.jobetudes.net/emplois/reussir_un_entretien.php


